Vendredi 4 mai 5 04 /05 /Mai 07:20

Depuis l'instauration de l'élection présidentielle au suffrage universel direct en 1962, on a pour habitude de dire "Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine".

Le choix qu'a fait François Bayrou confirme totalement ce dicton. Le leader centriste a fait le choix d'éliminer Nicolas Sarkozy.

 

Dès lors, c'est l'avalanche de réactions, de tous bords politiques (link). Même le journal Libération, qui avait été dur avec François Bayrou pendant la campagne, a salué le choix "d'un homme d'état" (link).

A gauche, le triomphe est modeste car on a conscience que François Bayrou n'est pas un homme qui se vendd au plus offrant et qu'il ne manquera pas de s'opposer au gouvernement socialiste s'il estime celui-ci dans l'erreur. De même qu'on n'ignore pas que François Bayrou défend des mesures différentes de celles de la gauche.

A droite, la déception semble aussi immense qu'on essaie d'en minimiser la portée - François Fillon parlant du choix d'un homme seul - dont on comprend qu'elle condamne les chances, déja maigres, de Nicolas Sarkozy. Les rancoeurs apparaissent alors comme si on voulait attribuer la possible défaite de Nicolas Sarkozy au seul choix de François Bayrou.

 

Le leader a donc choisit de ne pas donner l'absolution à la politique de Nicolas Sarkozy, notamment à sa dérive droitière, qui va totalement à l'opposé des valeurs du centre. Il a eu le courage de faire le choix que n'on pas fait d'ex membres du centre indépendant - Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Yves Jégo - prisonniers du choix qu'ils ont fait d'appartenir à l'UMP et de soutenir la candidature du président sortant pour cette élection.

Les réactions de ces hommes sont certainement empreintes d'une part de jalousie. Ces hommes, qui se revendiquent du centre-droit, regardent François Bayrou avec envie, et avec le regret de ne pas avoir su garder leur liberté politique. Ils ont cherché à obtenir un avenir au sein de l'UMP et sont contraints à dire amen à tout, même lorsque cela va à l'encontre de leurs idées.

 

J'ai eu récemment un commentaire sur un réseau social qui associait François Bayrou à un suiveur, prenant pour appui le fait qu'aucun des candidats éliminés du premier tour n'avaient appelés à voter pour Nicolas Sarkozy.

Je suis d'accord. François Bayrou est un suiveur et hier, il a suivi sa ligne directrice : l'intégrité, la justice, l'honnêteté.

 

Le scrutin de dimanche nous apprendra si Nicolas Sarkozy aura pu resisté à la fronde électorale à laquelle il fait face. Toujours est-il que François Bayrou a su faire le choix d'éliminer Nicolas Sarkozy, de dire non à sa dérive extremiste et de montrer qu'un homme du centre n'avait pas toujours à pencher à droite, et d'effectuer une reddition sans conditions.

Par faire un choix - Bayrou 2012 - Publié dans : Actualités - Communauté : C.E.R.C.L.E.S.
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