Dimanche 6 mai 7 06 /05 /Mai 20:52

Ce soir, François Hollande est devenu notre président de la République. La gauche française renoue avec le pouvoir après dix-sept ans d’occasions manquées et de défaites électorales majeures.

 

Ce résultat m’apparait plus comme une défaite de la droite que comme une victoire de la gauche, conformément au dicton qui dit : « Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine ».


L’UMP a perdu cette élection sur plusieurs points :


Le choix du candidat : Nicolas Sarkozy, par sa personnalité, par son passé, a lui-même transformé cette élection en référendum pour ou contre sa réélection. L’UMP disposait pourtant de candidats capables d’avoir une image plus lisse et moins conflictuelle (François Fillon, Jean-Louis Borloo) qui lui auraient permis de rassembler un plus grand nombre d’électeurs dès le premier tour, tout en conservant des arguments de légitimité face à François Hollande, notamment sur l’expérience.

Le score du FN au premier tour : Le nombre de voix à s’être porté pour Marine Le Pen a signé l’acte de défaite de Nicolas Sarkozy. Avant le premier tour, la stratégie était simple, comme en 2007. Le premier tour devait permettre d’absorber une partie importante du vote FN avant de jouer une carte plus sociale au moment du second tour, de manière à capter une majorité de voix de l’électorat centriste, voire de l’extrême gauche. L’échec de la stratégie du premier tour, combiné au score de Marine Le Pen, l’a obligé à faire une politique au-dessus d’un précipice, sans protection.

Ne pas parler du bilan de Nicolas Sarkozy : La meilleure solution pour pouvoir être réélu - même si le bilan est terne -  reste, selon moi, de parler de ce qui a été fait pendant le quinquennat. La différence majeure entre Nicolas Sarkozy et François Hollande est leur parcours. Nicolas Sarkozy a été ministre et président de la République. Il s’en servi pour montrer qu’il avait la stature et reprocher ce manque d’expérience à François Hollande. Il n’y a pas  eu recours pour montrer qu’il avait une ligne directrice pendant toutes ces années et qu’il a souvent été aux avants postes quand François Hollande n’était que premier secrétaire du parti socialiste. Le fait de ne pas parler son bilan instaure un climat de méfiance. Pourquoi ne souhaite-t-il pas en parler ? Essaie-t-il de nous faire oublier ses décisions ?

 

Face à l’image d’un Nicolas Sarkozy omniprésent, renvoyant l’image d’un homme agissant en surface mais pas en profondeur, François Hollande a cultivé l’image d’un homme calme, déterminé, qui reste fixé à ses idées. Il a pu affirmer cette image à l’occasion du débat où, contrairement à ce que certains attendaient, Nicolas Sarkozy ne l’a pas « explosé ».


François Hollande devient donc après François Mitterrand le second candidat socialiste à devenir président.  Je n’aime pas la façon qu’il a de reproduire à l’excès certaines caractéristiques des succès de François Mitterrand, je préfèrerais qu’il s’affirme. Je ne partage non plus son programme – programme économique ambitieuse, taxation à 75 % tranche des salaires – qui me semble empreint d’un peu de démagogie. Cependant, cela ne nous donne pas le droit de le dénigrer. Nous devons être prêts à l’accompagner. Cela ne signifie pas que nous devons boire toutes ses paroles. Nous devons être vigilants, reconnaître lorsqu’il prend de bonnes décisions et lui signaler lorsqu’il en prend des mauvaises. Nous avons, tous ensemble, le devoir de participer au redressement de la France.

Par faire un choix - Bayrou 2012 - Publié dans : Actualités - Communauté : C.E.R.C.L.E.S.
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