25 Mars 1957, Rome. Le traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne est signé. Sous l'impulsion de quelques hommes courageux, le rêve d'une Europe unie devient concret, pour faire face aux guerres, aux divisions, pour reconstruire.
2011, la crise de l'Euro apparait. Les masques tombent et l'Union Européenne s'effrite, faute de pouvoir faire face aux "nouvelles" difficultés que tous connaissaient. Pour autant, les français ont-ils perdus toute confiance en l'Europe ? Ce n'est pas le cas. Lors d'un sondage OpinionWay, 77% des français interrogés se déclarent favorables à la survie de l'Euro à la crise économique actuelle alors qu'ils sont 59 % à estimer que la création de l'Euro n'a pas été bénéfique ( link). Un tel résultat prouve une chose : les Français souhaitent la construction d'une Europe forte, pas d'une Europe qui leur ment et les trompe, pas d'une Europe qu'ils ne reconnaissent pas.
François Bayrou, dans son livre "La France Solidaire" effectue un constat simple et limpide. Qui connait la voix et le visage de Mr Van Rompuy, président du Conseil européen ? Qui connait le visage et la voix de Mme Ashton, représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères ? Pas beaucoup.
Il est temps d'affirmer notre volonté européenne. Cela commence, comme le propose François Bayrou, par l'élection d'un président de l'Union européenne. Cette élection est souhaitée par 64 % des français. Ce président aura pour but de défendre les intêrets de l'Europe et de mener sa politique. Les citoyens pourront alors l'identifier et lui adresser leurs problèmes.
Notre volonté européenne passe aussi par l'acceptation de l'Euro, c'est à dire "avoir un destin commun face au reste du monde". Cependant, accepter l'Euro ne sera possible qu'au prix d'une transparence totale. Pour cela, François Bayrou souhaite la mise en place d'une véritable cour des comptes européennes, capable de dénoncer les tromperies et éviter les désastres. Mr Bayrou aspire aussi à la création d'une agence de Notations européenne qui, à partir de critères publics et transparents, apportera toujours plus de transparence et révelera, en bien ou en mal, la réalité des situations.
Enfin, il est temps que la Banque Centrale Européenne (BCE) intervienne, directement ou indirectement, pour aider les états qui ont besoin de refinancer leur dette, comme c'est le cas pour la banque centrale Brittanique, ou la banque centrale Américaine.
Le moment est venu de retrouver un nouvel élan européen.
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